Alcool et dysfonction érectile

Alcool et dysfonction érectile

Détente, désinhibition, légère euphorie… qui n’a jamais profité d’une soirée un peu arrosée pour conclure ? Mais attention, n’en faites pas une habitude : l’ivresse et le sexe ne font pas si bon ménage que ça; et alcool et dysfonction érectile sont liés plus souvent qu’on ne le pense.

Alcool et dysfonction érectile : sur le coup

Il est logique de penser que l’alcool a des propriétés aphrodisiaques. En effet, boire un petit coup peut réellement aider à lutter contre l’impuissance psychologique.

Boire un verre est une solution envisageable pour ne pas débander sous le coup du stress. La détente induite et le lâcher prise qu’entraînent l’alcoolisation même légère peuvent aider à dédramatiser la situation chez des hommes qui connaissent une véritable appréhension du rapport sexuel.

D’autre part un peu d’alcool a chez la plupart des hommes tendance à retarder l’éjaculation ce qui peut mettre à l’aise les hommes qui souffrent d’éjaculation précoce. Mais attention, le pouvoir aphrodisiaque de l’alcool disparaît quand on en abuse…

Car si vous avez vraiment abusé des boissons alcoolisées ce soir-là; la déconvenue risque d’être violente.

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Car oui, l’abus d’alcool fait débander. On le sait, l’alcool ralentit le système nerveux central et déshydrate l’organisme. Résultat au lit : la sensibilité des terminaisons nerveuses est diminuée et la circulation sanguine nécessaire à l’érection et à l’orgasme est altérée.

L’effet est également négatif chez les femmes : elles ont du mal à être correctement lubrifiées et physiquement excitées malgré l’effet psychologique euphorisant.

Difficile de donner une limite ou un nombre de verres au-delà desquels l’alcool entraînera une dysfonction érectile.

Tout dépend de votre morphologie et de la façon dont vous réagissez à l’alcool mais au-delà de trois verres le risque d’avoir une absence d’éjaculation voire de ne pas arriver à bander du tout augmente. Pour vous donner une idée : combien de verres trouveriez-vous raisonnable de boire avant de faire du sport ?

Alcool et dysfonction érectile : à long terme.

Si vous avez systématiquement besoin de boire pour vous sentir à l’aise avec les filles, et ensuite pour assurer au lit; vous êtes vraiment sur la mauvaise pente car vous êtes en train de créer une dépendance psychologique.

De plus, systématiser la prise d’alcool pour assurer risque de vous entraîner vers la pire des addictions, l’alcoolisme. Maladie grave aux complications potentiellement mortelles; l’alcoolisme est aussi une des causes principales des dysfonctions érectiles et des problèmes sexuels en général. C’est une étude indienne datée de 2007 qui en a fait la démonstration.(1)

Les chercheurs ont en effet interrogé 100 hommes admis en centre de désintoxication pour alcoolisme. 72% d’entre eux se plaignaient de problèmes sexuels depuis au moins un an : éjaculation précoce, baisse du désir et difficultés à bander étant le trio de tête. Sachez que la cigarette associée à l’alcool démultiplie encore plus les risques se souffrir de dysfonction érectile.

Selon une autre étude, espagnole celle-là, non seulement l’alcool est la drogue qui affecte le plus les performances sexuelles (en particulier l’érection); mais en plus chez les hommes qui en ont été dépendants; le fait d’arrêter la consommation et d’être abstinent ne permettrait pas forcément de retrouver ses capacités sexuelles intactes. (2)

Alcool et testostérone, un mauvais mix

La testostérone, l’hormone sexuelle masculine, est à la fois une bénédiction pour ceux qui en ont des taux élevés et un danger.

En effet, il est prouvé que des taux de testostérone élevés réduisent les risques de souffrir de maladies cardiaques, de pression artérielle trop élevée, de rhumes trop fréquents et même d’être obèse.

Le revers de la médaille c’est que des taux élevés de testostérone favorisent les comportements dits « à risque » chez certains hommes : fumer, boire à l’excès, et se lancer dans des activités dangereuses. (3)

Donc, avoir beaucoup de testostérone entraînerait une consommation d’alcool excessive.

La nature aurait-elle choisi de compenser ? En tous cas les faits sont là et devrait faire réfléchir du monde à l’heure de l’apéro : l’abus d’alcool fait baisser les taux de testostérone chez l’homme (4)

Personne ne sera étonné d’apprendre que la fertilité peut également être affectée par l’alcool. Ce qui est par contre vraiment alarmant c’est qu’il suffit d’une consommation moyenne pour voir la qualité de son sperme baisser. Ainsi selon une étude effectuée auprès de jeunes Danois entre 18 et 28 ans, dès 5 verres par semaine la qualité du sperme commence à baisser. (5)

Vous l’aurez compris, alcool et dysfonction érectile sont donc assez fréquemment liés. Boire un ou deux verres de temps en temps pour détendre l’atmosphère et se griser à deux, pourquoi pas ? Mais n’en faites pas une habitude et ne dépassez pas la dose raisonnable si vous ne voulez pas perdre tous vos moyens. Car au-delà des pannes d’érection accidentelles ou régulières; c’est bien toute votre virilité qui pourrait être touchée et pour longtemps si vous avez tendance à abuser.

Refeences:

Photo CC0 1.0

  1.  Prevalence of sexual dysfunction in male subjects with alcohol dependence. Indian Journal of Psychiatry, 2007.
  2. Effect of Drug Use and Influence of Abstinence on Sexual Functioning in a Spanish Male Drug-Dependent Sample: A Multisite Study. The Journal of Sexuel Medicine, 2012.
  3. Testosterone Is Mixed Blessing To Men’s Health. Sciende Daily, may 1999.
  4. Females More Prone To Brain Damage From Alcohol Abuse. Science Daily, July 2007.
  5. Habitual alcohol consumption associated with reduced semen quality and changes in reproductive hormones; a cross-sectional study among 1221 young Danish men. British Medical Journal, 2014.