Cannabis et impuissance

Cannabis et impuissance

Détente, euphorie, désinhibition… le cannabis est connu pour aider à la relaxation, et peut également être considéré comme un aphrodisiaque. Mais ses effets sur l’impuissance sont à double tranchant. Ici, vous allez découvrir la relation entre le cannabis et impuissance, si ca existe ou si c’est un

Une plante prohibée mais largement consommé

Avec 181 millions de personnes entre 15 et 64 ans qui en font un usage récréatif dans le monde, le cannabis est probablement la drogue la plus populaire qui soit. (1)

Bien que son usage soit hyper populaire, la possession, la vente et l’usage du cannabis sont pénalisés dans la majorité des pays du monde.

Les états qui ont dépénalisé ou décriminalisé la consommation récréative de cannabis sont encore en minorité : quelques états américains et australiens, l’Allemagne, l’Espagne, la Belgique, l’Autriche, l’Italie, les pays Bas, la Colombie, la Jamaïque, le Mexique, le Portugal, la République Tchèque et l’Uruguay.

Un usage médical reconnu

Le cannabis était déjà utilisé pour ses propriétés médicinales par la médecine chinoise 2000 ans avant notre ère, mais aussi en Égypte, en Assyrie puis en Inde, en Perse et dans tout le Moyen Orient. Il semble même que le cannabis ait dès la plus haute antiquité été utilisé pour soulager les douleurs intimes féminines (règles, accouchement).

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C’est également vers l’an mille alors que la médecine arabe est à son apogée, que le cannabis thérapeutique est découvert en Espagne, alors sous domination arabe.

La cannabis et son principe actif, le tétrahydrocannabinol (ou THC) a longtemps fait partie de l’arsenal thérapeutique des médecins occidentaux. À l’image de l’opium et de la cocaïne, on pouvait s’en procurer sous diverses formes dans les pharmacies.

En France ce n’est qu’en 1953 qu’il est interdit. Même en pharmacie l’utilisation des dérivés de cannabis à visée thérapeutique et leur vente sont illicites depuis.

Désormais, et malgré le réel soulagement qu’il apporte à de nombreux patients souffrant de maladies chroniques lourdes (SIDA, sclérose en plaque, cancer…) , il est quasiment impossible pour les malades français de se procurer des médicaments à base de cannabis tels le Sativex® et le Marinol®.

Des autorisations temporaires d’utilisation (ATU) peuvent être délivrées au cas par cas pour certains patients pour lesquels il n’existe par de traitement alternatif.

Si l’utilisation thérapeutique du cannabis reste tabou en France, elle est légalisée dans des pays qui en interdisent pourtant l’usage récréatif : Suisse, Royaume Uni, Canada, dans de nombreux états américains et australiens ainsi qu’en Nouvelle Zélande.

Les principales propriétés médicales du cannabis et les maladies qu’elles contribuent à soulager sont les suivantes :

  • Anti-douleurs (cancers en phase terminales, douleurs chroniques)
  • Anti vomitive (chimiothérapie)
  • Stimulation de l’appétit (anorexie, personnes âgées en manque d’appétit)
  • Broncho-dilatatrice (asthme)
  • Anxiolytique
  • Vasodilatatrice (glaucome)
  • sédative (insomnie)…

D’autre part, on sait que le cannabis peut être utilisé pour soulager les symptômes de la chimiothérapie chez les malades du cancer, et il semblerait que le cannabis (non fumé bien sûr) ait des vertus anti-cancer. Ainsi le dronabinol, la version synthétique du THC permettrait de réduire la taille de certaines tumeurs. (2)

Et l’impuissance ? Elle ne fait pas partie des symptômes les plus couramment soignés par le cannabis et les médecins prescrivent certainement plus de Viagra que de cannabis thérapeutique pour la soigner, et pourtant…

Une réputation d’aphrodisiaque

Si les vertus médicinales du cannabis étaient déjà connues des anciens, l’usage qui en était fait alors n’était pas forcément aphrodisiaque. En Inde, depuis les débuts de la médecine Ayurvédique le cannabis fait partie de la pharmacopée.

Les yogis l’utilisent parfois pour calmer leurs ardeurs sexuelles et atteindre la paix méditative, et dans le même temps il est utilisé dans le tantrisme pour atteindre l’extase sexuelle.

Quant aux utilisateurs occidentaux, ils sont généralement d’accord pour dire que le cannabis a un effet aphrodisiaque indubitable. Il semblerait selon les différentes études publiées durant les années 70 que l’impact du cannabis sur la sexualité soit dépendant de la dose et du contexte. (3)

Bref, la psychologie et la subjectivité seraient largement impliqués dans l’effet aphrodisiaque du cannabis.

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Des vertus indubitables

Pourquoi cette réputation d’aphrodisiaque ? D’abord à cause de ses vertus anxiolytiques et calmantes, le cannabis peut apporter un apaisement chez ceux qui souffrent d’impuissance psychologique liée entre autres à l’angoisse de la performance.

Ensuite le THC qui est la substance active du cannabis a pour effet de dilater les vaisseaux sanguins ce qui pourrait favoriser l’érection chez ceux qui souffrent d’impuissance pour des causes vasculaires.

Enfin le cannabis a la vertu d’augmenter la sensibilité au toucher, ce qui favorise la montée du désir.

En cela le cannabis pourrait être un bon stimulant pour la libido des hommes… mais aussi des femmes !

D’ailleurs certaines études ont montré que le cannabis augmente le désir sexuel chez la femme en particulier. Mais dans le même temps il rendrait le plaisir sexuel plus intense chez l’homme.

En revanche la consommation de cannabis doit être modérée pour atteindre ces effets au risque d’obtenir l’effet contraire.

Cannabis et impuissance

Nombreux sont ceux qui se posent la question du lien entre cannabis et impuissance. Pour ce qui est des problèmes d’érection proprement dit rien n’est vraiment simple. Dès les années 70 on a prouvé que le cannabis n’a pas ou peu d’impact négatif sur la production de testostérone (l’hormone masculine indispensable à la libido et à l’érection) :

En 2013, une étude sur les souris a mis en évidence des vertus préventives du cannabis sur les problèmes érectiles liés à des problèmes cardio-vasculaires. En effet lors de l’étude l’activation des récepteurs cannabinoïdes présents dans l’organisme des souris a fait baisser tous les signaux physiologiques liés à la dysfonction érectile chez ces souris attentes d’hypercholestérolémie.

Chez les hommes en surpoids ou à risque cardio-vasculaires, le cannabis pourrait donc avoir des vertus contre l’impuissance.

Cependant d’autres études dévoilent les effets néfastes du cannabis sur l’érection.

Le docteur Shamloul a ainsi étudié une grande partie de la littérature scientifique sur le sujet et a publié ses résultats dans le Journal of Sexual medicine en 2011.

Son analyse met en cause le cannabis dans les dysfonctions érectiles des consommateurs réguliers. En effet, il existe des récepteurs cannabinoïdes au niveau du pénis (dans les corps caverneux) et selon le docteur Shamoul le cannabis pourrait avoir des effets antagonistes sur ces récepteurs et rendre l’érection plus difficile. (5)

De fait, on lit de nombreux témoignages d’hommes jeunes qui avouent « depuis que je fume du cannabis je ne bande plus aussi bien ». Oui, la consommation régulière de cannabis peut entraîner de véritables difficultés d’érection.

La dose fait le poison

Depuis les années 70 les études se suivent et se contredisent parfois sur les effets du cannabis sur la vie sexuelle. Alors que certaines arrivent à la conclusion que le cannabis est un aphrodisiaque, d’autres affirment que les consommateurs de cannabis souffrent plus souvent de dysfonction érectile que les autres. Comment expliquer une telle disparité ? Peut-être en faisant la synthèse.

En effet si le cannabis à dose légère ou modéré peut avoir un véritable impact positif sur la vie sexuelle, l’augmentation et la multiplication des doses entraîne des effets contraires.

Les gros fumeurs de cannabis sont plus à risque de développer une dysfonction érectile ou une diminution du désir sexuel.

À la longue, la consommation de cannabis en modifiant l’équilibre biochimique dans le cerveau favorise la survenue de la dépression, ce qui est une cause d’impuissance et de perte de la libido.

Illustration de ce paradoxe, selon une étude datée de 2007, le THC peut à faible dose avoir un effet anti dépresseur, mais à dose élevé il a l’effet contraire et augmente les symptômes de la dépression. (6)

Ceci dit, il n’est pas indispensable d’avoir recours au cannabis pour soigner une dépression modérée. La prise de compléments d’Omega3 et de certains acides aminés : Tyrosine, 5HTP, Tyrophane peut aider sans recourir aux drogues ou aux anti dépresseurs.

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Paradoxe de l’âge

On le sait, le cannabis est largement consommé par les jeunes adultes. Selon l’Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies, 25% des jeunes en fin de collège consommeraient du cannabis. Un drame quand on sait qu’il occasionne des dégâts irréversibles dans le cerveau encore en construction des adolescents.

Et alors que ses vertus thérapeutiques sont rarement utiles à l’adolescence, elles rendraient probablement de grands services à de nombreux adultes d’un certain âge en panne de libido ou souffrant de douleurs chroniques.

Ce paradoxe s’explique probablement par le manque d’information sur le cannabis thérapeutique généré par la loi française et le tabou qu’elle entraîne.

Rappel :

  • La vente et la consommation de cannabis sont strictement prohibés en France.
  • L’usage régulier de cannabis conduit à la dépendance 1 usager sur 6 chez ceux qui ont commençé à l’adolescence.
  • L’usage régulier du cannabis double les risques de développer une maladie mentale.
  • Le fait de fumer du cannabis augmente le risques de développer une bronchite chronique ou un cancer du poumon (le THC potentialise les effets du tabac).
  • Le fait de fumer du cannabis chez les adultes d’âge mur augmente les risques d’infarctus. (7)
  1. The health and social effects of nonmedical cannabis use. OMS, 2016
  2. Marijuana Cuts Lung Cancer Tumor Growth In Half, Study Shows. American Association for Cancer research, 2007.
  3. Effects of Regular Marijuana Use on Sexual Performance. Journal of Psychoactive Drug, 1982.
  4. Plasma Testosterone Levels before, during and after Chronic Marihuana Smoking. The New England Journal Of Medicine, 1974.
  5. Impact of Cannabis Use on Male Sexual Health. The Journal of Sexual Medicine, 2011.
  6. Cannabis a double-edged sword : Potent anti-depressant in low doses worsens depression at high doses. Journal of neuroscience, 2014.
  7. What has research over the past two decades revealed about the adverse health effects of recreational cannabis use? Addiction, january 2015.