Combien de fois l’homme peut-il faire l’amour par semaine ?

Combien de fois l’homme peut-il faire l’amour par semaine

Le sexe c’est bon pour la santé ! Tout le monde vous le dira. Sauf quand on en abuse. Combien de fois l’homme peut-il faire l’amour par semaine ? Quel est la fréquence idéale ? Et est ce qu’il y a un moment où ça peut devenir un problème ? Les réponses ici :

Des capacités physiques qui varient

Les hommes ne sont pas tous égaux devant la sexualité. Un homme de 70 ans pourra t’il faire l’amour aussi souvent qu’un jeune homme de 18 ans ? Non, hélas.

En effet, la durée d’attente obligatoire entre deux rapports sexuels varie grandement en fonction de l’âge.

Cette période d’attente, qu’on appelle phase réfractaire, correspond au temps qui sépare l’éjaculation de la capacité à avoir une nouvelle érection.

La phase réfractaire est de 2 à 15 minutes chez l’homme jeune alors qu’elle peut durer 1 à 2 heures vers 40 ans, et aller jusqu’à 24 heures après 70 ans.

En dehors de la question du désir (et de l’existence) d’une partenaire éventuelle, un homme de plus de 70 ans doit donc s’estimer extrêmement chanceux s’il fait l’amour 7 fois par semaines.

Quand à l’homme jeune, sa capacité à faire l’amour est donc en théorie quasiment illimitée.

On en conclura logiquement que du point de vue de la période réfractaire, on peut techniquement être en état de faire l’amour :

  • 70 fois par semaine vers 20 ans
  • 7 fois maximum par semaine à partir de 70 ans

On mettra quand même en garde ceux qui voudraient tenter le record : au delà de 3-5 fois par jour il devient difficile d’éjaculer, et on risque l’irritation du gland.

Mais on ne sera pas bien avancé sachant cela.

Combien de sexe ? Les vrais chiffres

Le célèbre Kinsey Institute dédié à la recherche sur le genre, la reproduction et le sexe, a publié une étude qui permet d’avoir une idée de la fréquence moyenne des relations sexuelles par tranche d’âge.

  • 18 – 29 ans : on ferait l’amour deux fois par semaine en moyenne
  • 30 – 39 ans : c’est 1,6 fois par semaines
  • 40 – 49 ans : on passe à une seule fois par semaine

Et avec l’âge ça ne s’arrange pas.

Mais ces chiffres ne nous disent rien de la durée et de la qualité de ces rapports sexuels, encore moins de la satisfaction des partenaires l’un envers l’autre.

La fréquence idéale ?

Plusieurs études se sont penchées sur la question du nombre de rapports sexuels optimal pour la satisfaction au sein du couple. Combien de fois l’homme peut-il faire l’amour par semaine pour satisfaire sa partenaire ?

Au delà des premiers mois de passion qui voient les couples multiplier les rapports dans la même journée, d’après certaines de ces études, l’idéal serait de faire l’amour 3 à 4 fois par semaine.

Mais une autre étude portant aussi sur l’épanouissement du couple vient contredire ces chiffres. En 2015 des chercheurs de la revue Social Psychological and Personality Science ont analysé les questionnaires posés à 30 000 couples américains pendant 40 ans. (1)

Résultat : les couples les plus épanouis sont ceux qui font l’amour 1 fois par semaine. Au delà, le niveau d’épanouissement aurait tendance à diminuer.

Donc à la question “combien de fois l’homme peut faire l’amour par semaine ?”, nous répondrons “autant de fois qu’il faut pour satisfaire ses désirs et ceux de sa (ou ses) partenaire “.

Sauf si l’homme a beaucoup plus de désir que de possibilités, ce qui peut poser problème.

De l’hyper-sexualité à l’addiction

Ce n’est pas parce qu’on a la capacité de faire l’amour toute les vingt minutes qu’on va enchaîner les coïts. On le sait, le désir et le besoin de faire l’amour varient énormément selon les individus.

  • Certains hommes se contentent très bien d’un rapport sexuel par semaine.
  • Certains ont un appétit sexuel très fort et ont besoin de faire l’amour chaque soir pour se sentir bien.

D’autres ont besoin de faire l’amour encore plus souvent, à toute heure du jour et de la nuit, y compris au travail. On peut parler de donjuanisme, et de nombreux personnages historiques sont réputés avoir eu ce type de besoins insatiables.

Ceci dit, loin d’être regardée avec admiration,l’hyper-sexualité est souvent rapprochée de l’addiction au sexe.

Accro au sexe ?

Dans ce domaine, la frontière entre normalité et pathologie est assez floue.

À quoi on reconnaît qu’on a une conduite sexuelle excessive ? Quand cela a des conséquences négatives sur notre vie personnelle, sociale et professionnelle.

Ainsi, d’après les psychiatres américains qui ont validé le désordre – comme une nouvelle pathologie mentale il existe plusieurs critères précis : (2)

  • Des fantasmes sexuels récurrents
  • Des conduites sexuelles pulsionnelles qui durent depuis au moins six mois
  • Le besoin de sexe apparaît comme un moyen de gérer sa mauvaise humeur, sa déprime ou un excès de stress
  • L’individu ne parvient pas à limiter ou à stopper ses activités sexuelles même si elles lui apparaissent comme problématiques

Dans ces cas là on peut parler de désordre hyper-sexuel ou d’addiction au sexe.

La quantité ne fait pas tout

De ces différentes études on peut conclure que si la fréquence des rapports sexuels est souvent liée à l’âge, la fréquence n’est pas la seule variable qui peut amener à conclure à une addiction.

Combien de fois l’homme peut-il faire l’amour par semaine sans être pris pour un addict au sexe ?

En fait, un homme en couple depuis peu avec une partenaire très demandeuse peut tout à fait avoir 21 rapports sexuels par semaine sans souffrir d’aucun problème psychologique.

Alors qu’un autre peut avoir 5 rapports sexuels par semaine avec des travailleuses du sexe, et souffrir d’une addiction au sexe.

Ce qu’on peut retenir c’est que le nombre de rapports sexuels que vous aurez en une semaine

  • ne présage en rien d’une éventuelle addiction sexuelle
  • ne présage en rien de votre capacité à être un bon amant

mais

  • peut donner une bonne indication de votre état de forme physique et de votre âge.

 

Références
  1.  Couples who have sex weekly are happiest. Society for Personality and Social Psychology, 2015.
  2. Report of Findings in a DSM-5 Field Trial for Hypersexual Disorder. The Journal of Sexual Medicine, 2012